J’utilise des sous-bottes à chaque séance de pressothérapie, surtout après les WODs où je ressors trempé. C’est un accessoire à 1,40 € la paire dont personne ne parle, et qui est franchement utile dans certains cas, franchement dispensable dans d’autres. Voilà comment trancher.
En résumé, faut-il des sous-bottes
Tout dépend d’une seule chose : est-ce que tu es seul à utiliser tes bottes. Si elles servent à plusieurs personnes, en box, en cabinet ou en famille, les sous-bottes ne sont pas un confort mais une précaution d’hygiène. Si tu es seul, c’est optionnel : ça prolonge la durée de vie du matériel et ça évite l’odeur, rien de plus.
- Matériel partagé : indispensable, ça remplace une désinfection entre chaque utilisateur
- Usage strictement perso : optionnel, tu y gagnes surtout en entretien et en odeur
- 34,90 € le pack de 25 paires chez JOLT, soit 1,40 € la paire
Ce sont celles que j’utilise. JOLT est partenaire de NOCSY : en passant par mon lien, une remise de 5 % s’applique seule dans ton panier, ce qui ramène le pack à 33,16 €, soit 1,33 € la paire.
Ce que c’est, concrètement
Une sous-botte est un manchon qui se glisse sur la jambe avant d’enfiler la botte de pressothérapie. Elle fait barrière entre ta peau et la chambre à air, qui est en polyuréthane ou en nylon enduit, donc totalement imperméable.
Et c’est là que se joue tout l’intérêt de l’accessoire : quand tu enfiles une botte, tu enfermes ta jambe dans un environnement clos pendant vingt à trente minutes. Si tu sors d’un métcon, tu y enfermes aussi ta transpiration.
Attention à un piège sur le produit lui-même
Beaucoup d’articles, dont une version précédente de celui-ci, conseillent de choisir un modèle lavable en machine et d’en avoir deux ou trois paires en rotation. C’est un mauvais conseil si tu prends les sous-bottes JOLT, parce que ce n’est pas ce produit-là.
Les JOLT Boots Protect sont en coton polypropylène non tissé, un textile de type médical. Elles ne se lavent pas en machine. La marque les vend d’ailleurs comme une façon d’éviter le lavage, et indique qu’elles peuvent sécher et servir plusieurs fois à la même personne avant d’être jetées.
Autrement dit, tu es sur un consommable, pas sur une paire de chaussettes techniques. Ça change complètement la façon de calculer son coût, et c’est plutôt une bonne nouvelle : à 1,40 € la paire réutilisable quelques fois, le budget reste dérisoire face à des bottes à 700 €.
Le cas où elles sont vraiment nécessaires
Dès que le matériel est partagé. Dans une box, chez un kiné, dans un cabinet de récup ou simplement à la maison si ton conjoint ou tes coéquipiers s’en servent aussi.
La raison est documentée. Les infections cutanées sont un vrai problème en sport : dans les sports de contact, elles sont responsables de jusqu’à 20 % du temps d’entraînement et de compétition perdu, et représentent la deuxième cause de consultation médicale chez les jeunes lutteurs, avec une incidence de 8,5 à 20,9 %[1]. Les infections en cause sont bactériennes (folliculites, furoncles), virales et fongiques, notamment les teignes.
La pressothérapie n’est pas un sport de contact, et je ne vais pas te faire croire que tes bottes sont un nid à mycoses. Mais la logique de prévention est la même, et la littérature range explicitement la désinfection du matériel parmi les mesures de prévention. Une botte imperméable, tiède et humide, utilisée par cinq personnes dans la semaine, coche toutes les cases de l’environnement à éviter.
Dans ce cas, les sous-bottes remplacent une désinfection complète entre chaque utilisateur, ce qui est le vrai argument : c’est du temps gagné, pas seulement de l’hygiène.
Le cas où c’est optionnel
Si tu es le seul à mettre les jambes dedans, la question de la transmission ne se pose pas. Il reste deux bénéfices réels, mais plus modestes.
L’odeur et l’usure. La transpiration contient du sel et des résidus organiques qui restent dans la botte. Sans protection, l’intérieur finit par sentir, et le nettoyage devient une corvée puisqu’une botte de pressothérapie ne passe évidemment pas en machine.
Le confort de contact. Sur les séances longues et à forte pression, le contact direct entre le nylon et la peau peut frotter, en particulier sur les malléoles et à l’arrière du genou. Une couche de textile entre les deux se sent.
À l’inverse, deux inconvénients dont personne ne parle : tu ajoutes une épaisseur entre la chambre à air et ta peau, ce qui atténue légèrement la sensation de compression, et tu as une manipulation de plus avant chaque séance.
Comment choisir
- Tranche d’abord jetable ou lavable. Le non tissé se jette après quelques usages, le textile se lave mais demande une rotation et du séchage. En usage partagé, le jetable est plus simple.
- Vérifie la longueur. Elle doit couvrir toute la jambe, jusqu’en haut de cuisse. Les JOLT font 110 cm de long pour 38 cm de large.
- Fuis le plastique. Certains modèles bas de gamme sont de simples housses plastique : elles ne respirent pas et font transpirer davantage, ce qui va exactement contre l’objectif.
- Regarde le prix à la paire, pas le prix du pack. C’est le seul chiffre comparable.
Ce que j’utilise
Je prends les JOLT Boots Protect, à 34,90 € le pack de 50 unités, soit 25 paires. Ça me revient à 1,40 € la paire, et comme je les fais sécher entre deux séances, un pack tient plusieurs mois.
Le choix est surtout pratique : elles sont compatibles avec les bottes JOLT et les JOLT Pants, et le format non tissé m’évite une lessive de plus. Si tu utilises un autre modèle de bottes, n’importe quelle sous-botte de longueur équivalente fera le travail, ce n’est pas un accessoire propriétaire.
Rappel : la remise de 5 % se déclenche seule dans ton panier via mon lien.
La vraie question à te poser
Avant d’acheter des sous-bottes, assure-toi que tu as le bon matériel en dessous. Un accessoire à 35 € ne rattrapera jamais des bottes mal choisies : j’en ai testé sept, de 59 à 999 €, et le détail est dans mon comparatif des bottes de pressothérapie.
Et garde en tête ce que la compression fait réellement : elle agit sur la douleur et les courbatures ressenties, pas sur la performance. Les sous-bottes, elles, ne changent rien à l’efficacité de la séance. Elles protègent ton matériel et les gens avec qui tu le partages.
Sources
- Nowicka D, Bagłaj-Oleszczuk M, Maj J, Infectious diseases of the skin in contact sports, Advances in Clinical and Experimental Medicine, 2020, revue. Consulter
Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas de lésion ou d’infection cutanée, consulte un médecin avant d’utiliser un appareil de compression.
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