Après les barres protéines Barebells, j’ai essayé le Barebells Milkshake Chocolat. La bouteille de 330 ml, le profil nutritionnel affiché fièrement : 24 g de protéines, sans lactose, conservation à température ambiante. C’est exactement ce que la marque suédoise sait faire – un packaging soigné, des chiffres rassurants, une image premium qui fait le reste. Mais une fois qu’on lit l’étiquette complète, les choses se compliquent.
La note de Nocsy
4
/10
Proteines OK, composition et prix problematiques
Proteines par portion
Excellent (24g)
Composition et additifs
Problematique
Sucres naturels (12g)
A surveiller
Rapport prix/proteines
Insuffisant
En résumé : des protéines au prix fort, avec des additifs qui questionnent
Je ne recommande pas le Barebells Milkshake Chocolat comme source principale de protéines. Les 24 g par portion sont bien là, et les sources sont correctes. Mais la composition va à l’encontre d’un produit qu’on qualifierait de clean.
- Carraghénane : un stabilisant controversé, lié à des irritations intestinales dans plusieurs études. Pas ce qu’on attend dans un produit sport.
- Deux édulcorants cumulés (acésulfame-K + sucralose) : l’un ne suffisait pas, ils en ont mis deux.
- 12 g de sucres naturels par portion : provient du lactose résiduel. Rien d’anormal nutritionnellement, mais élevé pour une boisson protéinée.
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Barebells : la marque suédoise qui vend du premium sport
Barebells est une marque suédoise fondée en 2015. Elle s’est d’abord fait connaître avec ses barres protéinées au goût exceptionnel – et sur ce point, le compliment est mérité. Les saveurs sont travaillées, le packaging est soigné, et le positionnement « snack sport premium » est cohérent du début à la fin.
Le milkshake s’inscrit dans cette logique. Un format RTD (ready to drink) qui ne nécessite pas de réfrigération avant ouverture, présenté comme une solution pratique pour les sportifs en déplacement. Nick’s et ses barres jouent dans la même cour – autre marque suédoise, même positionnement premium. Sauf que le diable est, comme toujours, dans les détails de l’étiquette.

✅ Ce que le milkshake réussit
Il y a des points positifs réels, et il serait malhonnête de les passer sous silence.
- 24 g de protéines par portion, issues de lait demi-écrémé (64 %) et de concentré de protéines de lait (31 %). Ce sont de bonnes sources protéiques avec un profil en acides aminés complet – rien à redire sur la quantité ni sur l’origine.
- Sans lactose (moins de 0,01 g pour 100 ml), grâce à la lactase ajoutée. Une vraie bonne nouvelle pour les intolérants, qui peuvent profiter des protéines laitières sans désagrément digestif.
- Conservation à température ambiante avant ouverture (traitement UHT). Pratique pour la logistique : pas besoin de chaîne du froid jusqu’à l’ouverture.
La liste d’ingrédients complète
Lait demi-écrémé (64 %), concentré de protéines de lait (31 %), eau, cacao (1 %), stabilisants (cellulose, gomme cellulosique, carraghénane), correcteur d’acidité (phosphate de sodium), édulcorants (acésulfame-K, sucralose), lactase, arômes.
Composition decodee
Lait demi-ecreme (64%)
Source principale
Concentre proteines de lait (31%)
Bonne source
Cacao (1%)
Trace symbolique
Cellulose / gomme cellulosique
Stabilisants artificiels
Carraghenane (E407)
Controversé
Acesulfame-K (E950)
Edulcorant synth.
Sucralose (E955)
2e edulcorant cumule
✅ 24 g de protéines par portion : le vrai point fort
C’est réel et non négligeable. 24 g de protéines dans une bouteille de 330 ml, issues du lait – donc avec un profil complet en acides aminés essentiels, notamment en leucine. Le format liquide permet aussi une absorption plus rapide qu’une barre. Pour quelqu’un qui cherche un apport protéiné rapide post-effort sans poudre à préparer, la quantité est là.
❌ Le carraghénane : pourquoi ça pose problème
Le carraghénane (E407) est un épaississant extrait d’algues rouges, utilisé ici pour stabiliser la texture du milkshake. Sauf qu’il fait l’objet d’une littérature scientifique de plus en plus préoccupante : des études in vitro et animales ont montré un lien avec des inflammations intestinales, une perturbation du microbiote et une perméabilité accrue de la paroi intestinale. Des instances réglementaires européennes ont demandé une réévaluation de son usage. Pour un produit censé s’adresser à des sportifs soucieux de leur santé, c’est un additif qu’on préfère éviter.

❌ Acésulfame-K + sucralose : deux édulcorants sans raison
L’acésulfame-K (E950) et le sucralose (E955) sont deux édulcorants de synthèse. En utiliser un seul serait déjà discutable pour un produit au positionnement premium. En cumuler deux, c’est un signal clair sur la formulation : on cherche à atteindre un niveau de sucrosité maximal à moindre coût, pas à proposer un produit clean. La barre protéine Pulse tombe dans le même piège : le sucralose est devenu le raccourci standard de trop de marques sport. Des études récentes questionnent aussi l’impact des édulcorants intensifs sur la réponse insulinique et le microbiote – le débat scientifique est ouvert.
⚠️ 12 g de sucres par portion : naturels, mais à surveiller
Ces 12 g de sucres viennent du lactose naturellement présent dans le lait demi-écrémé. Ce n’est pas du sucre ajouté, et dans un contexte d’alimentation équilibrée, ce n’est pas dramatique. Mais pour quelqu’un qui surveille ses glucides – que ce soit pour un régime ou une préparation physique spécifique – c’est une donnée qui compte. Une bonne whey en poudre te donne des protéines pour beaucoup moins de glucides.

Ce que l’etiquette cache
Le vrai coût de la protéine.
A environ 2,90 € l’unite, tu paies environ 12 € pour 100 g de proteines. Une bonne whey en poudre te les donne pour 3 a 4 €.
1% de cacao pour un goût « chocolat »
Le chocolat n’est pas une saveur naturelle ici – c’est principalement les aromes qui font le boulot. La dose de cacao est symbolique.
Deux édulcorants pour masquer quoi exactement ?
Le lait contient deja du lactose (sucre naturel). Ajouter de l’acesulfame-K et du sucralose par-dessus revele une formulation qui cherche a maximiser le sucre en bouche sans depasser les chiffres nutritionnels.
Le prix : ce que tu paies vraiment
En grande surface ou chez les e-commerçants spécialisés, le Barebells Milkshake Chocolat se trouve autour de 2,70 à 2,90 € l’unité – parfois moins en lot de 8 ou 12 bouteilles.
Mets ça en perspective :
- 1 milkshake Barebells = 24 g de protéines pour ~2,80 €, soit environ 11,70 €/100 g de protéines.
- La Whey Isolat Native de Nutri&Co = 78 g de protéines/100 g, à environ 3,50 €/100 g de protéines.
Tu paies 3 fois plus cher pour la même quantité de protéines. Ce surcoût se justifie uniquement si le format RTD est vraiment indispensable pour toi – en déplacement, sans accès à un shaker. Mais si tu t’entraînes régulièrement et que tu cherches à optimiser ton budget protéines, c’est une équation qui ne tient pas. Même la whey Aldi – pourtant loin d’être irréprochable sur la qualité – offre un bien meilleur ratio prix/protéines.
Verdict : pas recommandé comme source de protéines principale
Le Barebells Milkshake Chocolat n’est pas un mauvais produit dans l’absolu. Les 24 g de protéines sont réels, le format est pratique, et le goût est au rendez-vous. Barebells sait faire ça.
Le problème, c’est que tout le reste de la composition est une série de compromis qu’on ne devrait pas faire sur un produit à ce prix. Le carraghénane n’a rien à faire là. Deux édulcorants de synthèse cumulés, c’est une formulation qui maximise la palette gustative sans se soucier du profil clean. Et 12 €/100 g de protéines contre 3,50 € pour une bonne whey, ça ne se défend pas.
Si tu cherches des protéines laitières de qualité, sans carraghénane, sans édulcorants de synthèse cumulés, et à un prix qui a du sens : la Whey Isolat Native de Nutri&Co est la bonne option. Sourcing français, formulation propre, profil en acides aminés irréprochable.









